Questions fréquentes

Reprise de bail à Genève : les questions fréquentes

Le droit, le dossier du repreneur, les délais, le coût du service et le bonus de remerciement : des réponses courtes, chacune renvoyant au guide qui la développe.

Remettre mon bail

Cette page réunit les questions que les locataires genevois nous posent avant d'engager une reprise de bail. Chaque réponse est volontairement courte et renvoie au guide qui la développe. Partout, nous distinguons ce que prévoit la loi de ce qui relève de la pratique des régies genevoises : confondre les deux conduit à accepter des exigences qui ne s'imposent pas.

Le droit : partir avant la fin du bail

Puis-je quitter mon logement avant l'échéance de mon bail ?

Oui, à des conditions précises. L'art. 264 CO vous libère de vos obligations si vous restituez effectivement le logement et présentez un nouveau locataire qui remplit trois conditions cumulatives : être solvable, ne pas pouvoir être raisonnablement refusé par le bailleur, et être disposé à reprendre le bail aux mêmes conditions. Lorsque ces conditions sont réunies, vous êtes libéré même si le bailleur choisit de ne pas conclure avec votre candidat.

À défaut de candidat valable, le loyer reste dû jusqu'à l'expiration du bail ou jusqu'au prochain terme de congé, sous déduction de ce que le bailleur a épargné ou retiré d'une relocation (art. 264 al. 2 et 3 CO). Le détail figure dans notre guide partir avant la fin du bail à Genève.

Quelle différence avec une résiliation ?

La résiliation est un congé donné pour un terme. Pour un logement, le Code des obligations prévoit trois mois de préavis pour le terme fixé par l'usage local ou, à défaut, pour la fin d'un trimestre de bail (art. 266c CO), sauf si votre bail prévoit un délai plus long ou un autre terme. Regardez donc d'abord l'échéance inscrite dans votre bail. Une résiliation envoyée trop tard n'est pas nulle : elle vaut pour le terme suivant (art. 266a al. 2 CO).

La reprise de bail, elle, permet de partir sans attendre ce terme. Les dates et le contenu de la lettre sont expliqués dans le guide délai de résiliation du bail à Genève.

Dois-je écrire à ma régie, et sous quelle forme ?

La loi n'impose aucune forme particulière à la restitution anticipée, qui n'est pas un congé ; la formule officielle cantonale n'est d'ailleurs imposée qu'au bailleur qui résilie (art. 266l al. 2 CO). En pratique, une lettre signée, qui indique la date de restitution et présente votre candidat, reste indispensable pour la preuve. Nous la rédigeons avec vous et, si vous le souhaitez, nous l'envoyons pour vous ; certains locataires préfèrent l'adresser eux-mêmes.

Pour quels motifs un candidat peut-il être refusé ?

Le Tribunal fédéral apprécie chaque cas selon l'ensemble des circonstances. Il admet comme justes motifs une inimitié entre le bailleur et le candidat, une rivalité commerciale, un risque de désagréments pour les autres locataires ou des doutes fondés sur la solvabilité. De vagues appréhensions ou une antipathie ne suffisent pas (TF 4A_332/2016, c. 3.2.1). Un candidat qui n'accepte de payer qu'un loyer sensiblement plus bas peut, lui, être refusé.

En cas de désaccord sur le caractère raisonnable d'un refus, le litige se porte d'abord devant la Commission de conciliation en matière de baux et loyers.

Je suis en colocation, marié ou séparé : qu'est-ce qui change ?

Un bail commun forme un tout. Il ne se résilie que par tous les colocataires ensemble, et celui qui part reste tenu envers le bailleur tant que celui-ci ne l'a pas libéré, ce qu'il faut obtenir par écrit (ATF 140 III 491 ; art. 115 CO).

Pour le logement de la famille, un époux ou un partenaire enregistré ne peut pas résilier le bail sans le consentement exprès de l'autre, et cette exigence vaut aussi, selon la doctrine, pour la remise de bail (art. 169 CC ; art. 266m CO). Le logement garde en principe ce caractère tant que dure le mariage, même si les époux sont séparés ; il ne le perd notamment que si l'époux protégé l'a quitté de manière définitive (ATF 136 III 257). Chaque cas est traité sur notre page départ, mutation, séparation : votre bail à Genève, notamment pour la colocation et pour la séparation ou le divorce.

Et si je compte revenir ?

Si vous partez pour revenir, la voie est la sous-location (art. 262 CO), avec le consentement du bailleur ; vous restez alors seul débiteur du loyer et répondez de votre sous-locataire. Pour un départ définitif, c'est la reprise de bail. Sous-louer la totalité d'un logement sans intention d'y revenir est jugé abusif et expose à une résiliation (ATF 138 III 59 ; TF 4A_521/2021). Voir sous-louer son appartement à Genève.

Le dossier du repreneur et les visites

Quels documents un repreneur doit-il fournir ?

Aucune loi ne dresse la liste des pièces exigibles, et le Tribunal fédéral refuse tout cadre rigide (TF 4A_332/2016, c. 3.4.1). En pratique, les régies genevoises demandent un formulaire de candidature, une pièce d'identité ou un permis de séjour, des justificatifs de revenus et un extrait récent du registre des poursuites. Selon le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, les justificatifs de revenus et la copie de la pièce d'identité ne s'exigent que du candidat retenu. Le dossier complet, vu du côté de celui qui arrive, est décrit dans reprendre un bail à Genève.

Faut-il gagner trois fois le loyer ?

C'est une pratique répandue des régies, pas une règle de loi. Le Tribunal fédéral refuse de fixer une limite rigide entre loyer et revenus et apprécie la solvabilité de cas en cas ; le bailleur n'a toutefois pas à accepter un candidat dont la solvabilité n'est en rien comparable à celle du locataire sortant (ATF 119 II 36, c. 3d).

De même, un candidat récemment arrivé de l'étranger, qui ne peut objectivement pas produire d'extrait des poursuites, ne peut pas être écarté pour ce seul motif lorsque les autres informations permettent d'apprécier sa situation financière (TF 4A_332/2016, c. 3.4.2).

Combien de candidats faut-il présenter ?

Un seul suffit, pourvu qu'il remplisse les conditions de l'art. 264 CO ; la loi ne fixe aucun nombre minimal et rien ne limite le nombre de dossiers que vous pouvez présenter. Ce qui compte est la qualité du dossier : nous vérifions chacun, revenus et extrait du registre des poursuites compris, avant de le transmettre.

Dois-je être présent aux visites ?

Non. Nous organisons et menons les visites. Si vous avez déjà quitté Genève, nous agissons sur place sur procuration, pour les clés, les visites et les rendez-vous, et nous vous tenons informé par e-mail. Les candidats qui ne sont pas retenus reçoivent une réponse de notre part.

Délais, refus et fin du bail

Combien de temps dure une reprise de bail ?

Aucune durée sérieuse ne peut être annoncée à l'avance : elle dépend du logement, du loyer, de la période de l'année et de la demande. Nous ne promettons donc aucun délai de recherche. Notre seul engagement de délai porte sur le traitement de votre dossier, en 24 heures.

De combien de temps la régie dispose-t-elle pour répondre ?

La loi ne fixe aucun délai. Le bailleur doit recevoir les renseignements utiles sur le candidat, puis dispose d'un « délai de réflexion suffisant », que la jurisprudence ne chiffre pas (TF 4A_332/2016, c. 3.2.4). En pratique, certaines régies genevoises recomptent un mois par dossier présenté. Ce mois provient d'une clause du contrat-cadre romand reprise dans certaines conditions générales de bail ; ce contrat-cadre n'a plus force obligatoire générale depuis le 1er juillet 2020.

Un refus ne fait pas repartir un préavis légal : l'art. 264 CO n'en prévoit aucun. C'est pourquoi un dossier complet dès la première présentation fait gagner du temps à tout le monde, à vous comme à la régie.

Que deviennent l'état des lieux et ma garantie de loyer ?

L'état des lieux de sortie reste dû : la reprise de bail vous libère du loyer, pas des défauts qui excèdent l'usure normale (art. 267 CO). Le bailleur doit vérifier le logement lors de la restitution et vous aviser immédiatement, de façon précise, des défauts qu'il vous impute (art. 267a CO). En reprise de bail, la restitution suppose la remise de tous les jeux de clés, doubles compris, et l'avis est attendu dès ce moment, même si un désaccord subsiste sur la libération (TF 4A_388/2013). Nous vous accompagnons à cet état des lieux de sortie.

Rien ne prévoit le transfert de votre garantie de loyer au repreneur, qui constitue la sienne. À Genève, sans action judiciaire du bailleur dans l'année qui suit la date où vous avez libéré les locaux, votre garantie est débloquée de plein droit (art. 5 LGFL) ; le Code des obligations prévoit une règle voisine, qui tient aussi compte d'une poursuite ou d'une faillite (art. 257e al. 3 CO). Voir les guides état des lieux de sortie à Genève et récupérer sa garantie de loyer.

Le service, son coût et le bonus

Combien coûte le service ?

Le service est sans frais pour le locataire sortant, car la remise de bail s'inscrit dans une activité plus large : chaque recherche nous met en relation avec des personnes qui cherchent un logement à Genève et avec des propriétaires du canton. Il n'y a ni frais d'inscription, ni commission sur le loyer, ni facture pour l'annonce ou les visites. Si vous trouvez vous-même votre repreneur, aucune somme ne vous est demandée. Le fonctionnement est détaillé sur la page reprise de bail sans frais d'agence pour le sortant.

Si vous êtes propriétaire et cherchez un locataire, il s'agit d'un mandat distinct, décrit sur la page trouver un locataire à Genève.

Qu'est-ce que le bonus de remerciement ?

Bonus de remerciement de 300 CHF si votre remise de bail aboutit, lorsque vous nous confiez l'exclusivité de votre dossier pendant deux semaines. Il est versé après l'entrée du nouveau locataire et la réception des justificatifs, pour un logement situé dans le canton de Genève, à condition qu'aucun autre intermédiaire ne soit mandaté en parallèle et que les informations transmises soient exactes. Sans exclusivité, rien ne vous est facturé non plus ; seul le bonus n'est pas versé. Les conditions complètes figurent sur la page bonus de remerciement.

Que faisons-nous pendant ces deux semaines ?

Nous publions l'annonce, répondons à chaque demande, vérifions les dossiers et menons les visites. Vous gardez le dernier mot sur le candidat présenté à la régie.

Une question qui ne figure pas ici

Home Location, agence immobilière installée Rue Voltaire 16 à Genève, a remis plus de 1000 baux depuis 2019, à Genève, dans son canton et sa périphérie. Pour une question particulière, écrivez-nous depuis la page contact. Pour engager votre reprise de bail, décrivez votre logement et votre date de départ dans le formulaire de reprise de bail. L'ensemble de nos explications juridiques est réuni dans nos guides de la reprise de bail.

Sources

  • Code des obligations, art. 115, 253a, 257e, 262, 264, 266a, 266c, 266e, 266l, 266m, 267, 267a, 270 et 273 ; Code civil, art. 169.
  • Article 207 de la loi d'application du code civil et d'autres lois fédérales en matière civile (LaCC, rsGE E 1 05) ; article 5 de la loi genevoise protégeant les garanties fournies par les locataires (LGFL, rsGE I 4 10) ; loi générale sur le logement et la protection des locataires (LGL, rsGE I 4 05), art. 16, 30, 30A et 31B.
  • Tribunal fédéral : ATF 117 II 156 ; ATF 119 II 36 ; ATF 136 III 257 ; ATF 136 III 431 ; ATF 138 III 59 ; ATF 140 III 491 ; arrêts 4A_332/2016 du 20 septembre 2016, 4A_388/2013 du 7 janvier 2014, 4A_162/2020 du 25 juin 2020 et 4A_521/2021 du 3 janvier 2023.
  • Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, aide-mémoire sur les formulaires de demande de location (19 juin 2024, actualisé le 15 juillet 2025).
  • Office fédéral du logement, page « Contrats-cadres » (fin de la force obligatoire générale du contrat-cadre romand au 30 juin 2020).
  • P. Terrapon, 12e Séminaire sur le droit du bail, Neuchâtel 2002 ; K. Grobet Thorens, « La restitution anticipée et le transfert de bail », 2022 ; P. Dietschy-Martenet, « Les colocataires de baux d'habitations ou de locaux commerciaux », 19e Séminaire sur le droit du bail, Neuchâtel 2016.

État du droit au 12 octobre 2026. Cette page est une information générale de droit du bail. Elle ne remplace ni la lecture de votre contrat et de ses conditions générales, ni un conseil juridique individuel.

Autres questions

Reprise de bail et remise de bail : est-ce la même chose ?

Oui. Les deux expressions désignent la même opération, vue de chaque côté : le locataire qui part remet son bail, celui qui arrive le reprend. La loi n'emploie ni l'un ni l'autre mot : elle parle de restitution de la chose sans observer les délai ou terme de congé, et de « nouveau locataire » (art. 264 CO).

Peut-on remettre un bail à durée déterminée ou un appartement meublé ?

Oui. L'art. 264 CO s'applique aussi au bail de durée déterminée : sans repreneur valable, le loyer est dû jusqu'à l'expiration de la durée du bail, et le repreneur doit accepter la durée qui reste, même courte. Un appartement meublé loué comme résidence suit les règles ordinaires des baux d'habitation ; seules la chambre meublée louée séparément et la location de vacances de trois mois au plus ont un régime particulier (art. 266e et 253a CO).

Mon logement est un HBM, un HLM ou un HM : la reprise de bail est-elle possible ?

Oui, mais le repreneur doit remplir lui-même les conditions de la loi genevoise sur le logement : selon la catégorie, un barème de revenu, une fortune qui n'est pas manifestement excessive et, en principe, quatre années continues de résidence à Genève au cours des huit dernières (art. 30 et 31B LGL). Un candidat qui ne les remplit pas peut être refusé pour un motif objectif. Dans ces logements, le service compétent peut en outre exiger du propriétaire qu'il résilie le bail en cas de sous-location (art. 31B al. 1 LGL).

Le repreneur peut-il contester le loyer ?

À Genève, tant que dure la pénurie de logements, tout nouveau bail doit être accompagné de la formule officielle qui indique notamment l'ancien et le nouveau loyer (art. 207 LaCC ; art. 270 al. 2 CO). Le repreneur qui signe un nouveau contrat avec le bailleur peut, aux conditions de l'art. 270 CO, contester le loyer initial dans les 30 jours qui suivent la réception du logement.

Que deviennent les dossiers des candidats qui ne sont pas retenus ?

Chaque candidat non retenu reçoit une réponse de notre part. Selon l'aide-mémoire du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, une fois le bail signé, le bailleur doit détruire les formulaires et documents des autres candidats, sauf motif justificatif particulier.

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